Chaque année, le mois de juin nous ramène aux commémorations du Débarquement de 1944, ce basculement historique lors duquel des milliers d’individus venus d’horizons différents ont agi ensemble pour changer le cours des choses.

Comment cet héritage perdure-t-il aujourd’hui ?
Cette question est au cœur de la genèse de MoHo.
MoHo n’est pas né d’une envie de créer un lieu de travail, un espace événementiel ou un restaurant. Le projet est né d’une inquiétude face aux défis planétaires contemporains et d’une conviction : les grandes fractures sociales, économiques et démocratiques ne peuvent pas être ignorées.
Nous traversons une période charnière : crise climatique, montée des extrêmes, défiance envers les institutions, repli sur soi, isolement des générations, difficulté à dialoguer avec celles et ceux qui ont des idées différentes des nôtres.
Et lorsque l’on regarde l’Histoire, on réalise que les grands conflits ne surgissent jamais de nulle part. Ils naissent souvent de contextes de fragilité économique, de tensions sociales, de peurs collectives et d’incapacité à faire société.
En Normandie, l’un des plus grands conflits mondiaux a été résolu grâce au collectif avec le Débarquement de 1944 qui a symbolisé un tournant, pas seulement militaire, mais aussi humain.
156 000 jeunes venus de plus de 10 nations différentes ont participé à cette opération. Des hommes et des femmes de cultures, religions et origines diverses, réunis autour d’une cause plus grande qu’eux-mêmes.
Cette idée du collectif est au cœur du projet MoHo.

Lorsque le projet a été imaginé à partir de 2014, une conviction s’est imposée : face aux défis contemporains, aucune organisation, aucune entreprise, aucun acteur public ne pourra agir seul.
Il fallait créer un endroit capable de faire se rencontrer des mondes qui ne se croisent pas assez : entrepreneurs, chercheurs, étudiants, artistes, sportifs, collectivités, associations, citoyens…
C’est de cette vision qu’est né le concept de “collider” : provoquer des collisions d’idées, de profils et d’expériences pour faire émerger de nouvelles façons d’agir, afin de construire un espace favorisant la coopération.
Le choix du lieu lui-même n’est d’ailleurs pas anodin. MoHo s’est installé dans un bâtiment emblématique de la reconstruction de Caen d’après-guerre. Un ancien site Renault construit au cœur de la renaissance de la ville dans les années 1950.
Transformer cet espace en lieu dédié à la coopération, à la rencontre et à l’impact collectif avait du sens dans l’histoire du territoire.

Aujourd’hui encore, cette vision continue de guider les actions du MoHo.
À travers les programmes du MoHo, la résidence, les espaces événementiels, le restaurant, et tous les projets multiacteurs qui émergent entre les murs.
La paix ne se construit pas uniquement dans les sommets diplomatiques. Elle se joue aussi dans notre capacité à dialoguer, à créer ensemble, à décloisonner les mondes et à redonner des perspectives collectives.

C’est cette ambition que MoHo cherche à faire vivre au quotidien.
Et peut-être que, dans un monde de plus en plus fragmenté, créer des espaces où les idées se rencontrent est déjà une manière d’agir pour la paix.