Le jeudi à Caen pendant le confinement, les conférences inspirantes du MoHo «pour jouer collectif»

LIBERTE, Publié le 30 Avr 20 à 12:31,

Chaque jeudi du confinement, les conférences en vidéo du MoHo, en construction à Caen, mettent en avant des invités, rares, qui transmettent la notion de collectif dans le monde.

Karima Delli avec Guillaume Klossa pour le cinquième MoHo Talks à Caen.
Karima Delli avec Guillaume Klossa pour le cinquième MoHo Talks à Caen. (©DR)

Chaque jeudi depuis le début du confinement, le MoHo à Caen (Calvados) propose des visioconférences gratuites en direct (après le 11 mai elles passeront à un rythme mensuel). Des rencontres sur la question : « Comment s’inspirer de l’extraordinaire pour jouer collectif ? »

Ce jeudi 30 avril 2020 à 18 h, pour la 5e conférence, la députée européenne Karima Delli et Guillaume Klossa le fondateur d’Europanova, abordent la question : (Re) construire le collectif Européen.

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« Des témoignages de personnes atypiques ou extraordinaires »

« Cette période de confinement génère beaucoup de questionnements sur le monde de demain », explique Nicolas Géray, cofondateur du MoHo :

Avec ces conférences en direct et où le public peut poser des questions, on souhaite amener de l’inspiration grâce aux témoignages de personnes atypiques ou extraordinaires.

Depuis le 3 avril 2020, se sont succédé l’explorateur Bertrand Piccard, l’amiral François Dupont commandant de sous-marin nucléaire ou encore le biologiste Gilles Bœuf.

« L’intervention de Bertrand Piccard a été vue par 7 000 personnes », apprécie Nicolas Géray.

Le premier « collider » d’Europe

Autant de retours qui font écho au jouer collectif « que prône » le MoHo. « C’est notre force. On veut s’inspirer et se servir d’expériences diverses pour les changements de demain qui concernent des sujets planétaires : l’environnement, l’Europe, la défiance envers les politiques… »

L’ouverture reportée à 2021
Commencé en juin 2018 sur le site de l’ancien garage Renault à Caen, le MoHo devait normalement ouvrir en cette fin d’année 2020. Le bâtiment aura une surface de 7 500 m2, dont 1 500 m2 ouvert au grand public. Après « quelques aléas et des travaux au ralenti en ce moment », les porteurs du projet tablent désormais « sur le premier trimestre 2021 ».

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Le collectif, c’est l’ADN du MoHo qui se veut le premier collider en Europe. « Nous sommes après l’étape de la pépinière d’entreprises ».

Nous sommes un collider. Collider, c’est un terme scientifique (ndlr en anglais) : c’est un collisionneur de particules. Au Moho on va mélanger étudiants, salariés, chercheurs, start-up…

« Beaucoup de défis à relever »

Pour le futur, poursuit Nicolas Géray « il y a beaucoup de défis à relever, et la meilleure chance c’est le collectif, grâce à une diversité des interlocuteurs. Des jeunes en particulier qui sont au cœur de la réflexion et qui ont le plus la capacité à imaginer leur futur».

Un visuel du toit du MoHo à Caen.
Un visuel du toit du MoHo à Caen. (©Copyright Octogone)

« Le MoHo, c’est refaire un débarquement »

Ce futur lieu et ce projet unique s’inspirent aussi de l’histoire contemporaine locale, mais aussi mondiale. « En juin 1944, 156 000 jeunes de tout horizon ont débarqué en Normandie et l’Histoire a pivoté du bon côté », relève Nicolas Géray.

Aujourd’hui il faut refaire un débarquement avec les armes d’aujourd’hui, le numérique notamment.

Pratique
Jeudi 30 avril 2020 à 18 h, Karima Delli et Guillaume Klossa avec Arnaud Chaigneau en modérateur, à suivre en live ou par inscription.
Replay des précédentes conférences sur cette page.

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