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Le premier sommet du MoHo a conforté ses créateurs

OUEST-FRANCE, Par Nathalie LECORNU-BAERT l

Pendant deux jours, près de 500 personnes ont participé à la première édition du « MoHo D-Day summit », les 6 et 7 juin 2019, forum international visant à faire bouger les lignes des entreprises face aux enjeux sociétaux. À l’heure du bilan, une prochaine édition est déjà sur les rails.

Clara Gaymard et Gonzague de Blignières (tous deux membres de Raise, une société d’investissement à vocation écocitoyenne), en compagnie d’Olivier Cotinat, cofondateur du MoHo.
Clara Gaymard et Gonzague de Blignières (tous deux membres de Raise, une société d’investissement à vocation écocitoyenne), en compagnie d’Olivier Cotinat, cofondateur du MoHo. | D.R

Trois questions à…

Olivier Cotinat, cofondateur du MoHo, lieu d’innovation de nouvelle génération, en cours d’aménagement, quai Hamelin.

Comment s’est déroulée cette première édition du « MoHo D-Day summit » ?

Avant tout, elle a validé notre positionnement quant à notre démarche (1) et l’impact que nous souhaitons impulser. Nous avons réuni environ 500 personnes (entrepreneurs, chercheurs, citoyens, etc.) de 23 nationalités, et nous avons eu, durant ces deux jours, jusqu’à 2 000 personnes à suivre les débats en direct sur les réseaux sociaux. Les restrictions de circulations du 6 juin, à Caen, n’ont cependant pas favorisé la venue de Caennais, en particulier les jeunes. En revanche, 120 Parisiens ont fait le déplacement. Nous avons eu quasiment tous les intervenants annoncés, et notamment des membres de BCG ( Boston consulting group) en direct de Seattle. Tout ce monde a vécu ces deux jours comme une colo réinventée !

Durant l’intervention d’un représentant du « New York Times » au MoHo D-day summit les 6 et 7 juin 2019. | D.R

Les échanges ont-ils pu déboucher sur des concrétisations de projets ?

Nous avions retenu six projets à impact qui ont pu bénéficier, durant ce sommet, de session pour améliorer leur travail de développement, en particulier, avec les gens de BCG. Il y a eu des échanges passionnants sur le futur de l’éducation. Et sur la question de l’intelligence artificielle, nous avons eu deux pontes mondiaux qui ont partagé leur vision. Maintenant, on va voir sur quoi cela va aboutir. Mais les participants nous ont confiés, en repartant, qu’ils sont sortis du sommet avec davantage d’amis et d’idées.

Olivier Cotinat (à droite) cofondateur du MoHo, et Lionel Are, directeur du digital au niveau mondial du BCG, lors du « MoHo D-Day summit ». | D.R

Économie et équité peuvent donc rimer ?

Il faut arrêter d’opposer activité économique et préservation de la planète. L’intervention sur cette question de Clara Gaymard (ex- PDG de la branche française de General Electric) et Gonzague de Blignières (financier souvent qualifié de « bienveillant » ) a été porteuse d’espoir : ils sont parvenus à concilier finance et intérêt général. Les entreprises ont en partie la solution à cette équation. Au final, nous sommes très contents de cette première édition, et nous travaillons déjà sur la prochaine !

(1) Ce sommet avait pour thème « Disrupting for Peace », ou, comment mettre à profit l’innovation pour trouver des solutions concrètes aux défis sociétaux de notre époque.

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