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«Nous créons à Caen un lieu unique en Europe.»

Ouest France, Par Pascal SIMON

Une vue de l’intérieur du projet définitif de transformation de l’ex-garage Renault, quai Hamelin, à Caen.
Une vue de l’intérieur du projet définitif de transformation de l’ex-garage Renault, quai Hamelin, à Caen. | Cabinet Octogone Associés

L’ex-garage Renault, à Caen, deviendra un lieu de bouillonnement créatif de l’économie numérique. Des entreprises locales mettent déjà 4 millions d’euros sur la table pour lancer ce projet dévoilé ce mercredi 21 juin 2017.

L’événement

Jusqu’à ce mercredi, ils n’auront rien lâché (ou si peu) sur leur bébé : un lieu dédié à la création et à l’innovation à la place de l’ancien garage Renault, à l’angle de la rue de la gare et du quai Hamelin.

Olivier Cotinat, dirigeant fondateur de la société Bazendo (site de commerce en ligne Flayr) et Nicolas Géray, ancien directeur des pépinières de Caen-la-Mer, sont associés dans cette aventure pour créer « un lieu unique en Europe » , assure Olivier Cotinat. Pas moins !

Nicolas Géray et Olivier Cotinat, co-associés dans le projet de reconversion de l’ex-gare Renault de Caen.
Nicolas Géray et Olivier Cotinat, co-associés dans le projet de reconversion de l’ex-gare Renault de Caen. | Pascal Simon

« Ici à Caen, nous allons créer quelque chose d’unique en Europe. Ce sera un concept de collider, un espace décloisonné utilisable par tous qui laissera place à la création et la spontanéité » , ajoute Nicolas Géray.

Collider ? Quid ? « Il n’y a pas vraiment d’autre terme. En anglais, collider signifie « collisionneur » de particules, comme dans l’industrie nucléaire ! »

À défaut de neutrons et de protons, ce sont les compétences et savoir-faire qui trouveront les conditions idéales pour entrer en fusion et libérer l’énergie créatrice.

« Nous sommes encore dans un pays où les gens raisonnent souvent en « silos » quand il s’agit d’imaginer et de lancer une entreprise, un projet. Cet endroit a vocation à rendre les choses plus fluides, en misant sur le travail collectif », indique Olivier Cotinat.

Et il y aura de la place pour que les idées s’ébrouent.  « En tout, 7500 m2 de locaux ». Un lieu modulable à souhait qui fera travailler à l’année trente personnes pour accueillir les 500 à 700 « visiteurs » attendus quotidiennement.

Une vue des futures terrasses végétalisées sur le toit de l’ancien garage Renault.
Une vue des futures terrasses végétalisées sur le toit de l’ancien garage Renault. | Normandie Développement/.

 

Un lieu de travail qui se voudra aussi agréable. L’ancienne toiture industrielle de l’ex-garage Renault laissera place à des espaces de détentes végétalisés, et peut-être même des bacs potagers où l’on pourra faire pousser des petites légumes..

Des entreprises normandes autour de la table

S’il n’est pas forcément simple de comprendre ce qui sortira concrètement de ces ateliers d’un genre nouveau, Nicolas Géray et Olivier Cotinat ont su trouver les mots pour convaincre des partenaires de signer un chèque. « Nous avons déjà collecté 4 millions € auprès d’entreprises privées et de particuliers. »

Pour ces derniers, comptez de 100 € à 500 € de dons, 100 000 € à 800 000 € pour les entreprises. Et pas des moindres : le groupe pharmaceutique et cosmétique Batteur, le papetier Hamelin, le géant européen de l’agroalimentaire Agrial (dont le siège est à Caen), le Crédit agricole Normandie, le groupe de quincaillerie Legallais, la société d’hôtellerie Esnée-Besneville, Euro Finances. Mais aussi des plus petites entreprises comme André Festou Interim, et le studio d’innovation Schoolab. Sans compter Normandie aménagement, actuel propriétaire des lieux.

Le toit de l’ancien garage Renault sera transformé en terrasses (vue non définitive).
Le toit de l’ancien garage Renault sera transformé en terrasses (vue non définitive). | Normandie Développement.

 

Un joli tour de table qui n’est qu’un début. « Nous voulons encore étendre la base de nos mécènes à toutes les entreprises locales. La communauté urbaine de Caen-la-Mer est un partenaire primordial, mais il ne faut pas seulement compter sur les instances publiques. »

Comment faudra-t-il appeler ce futur lieu incontournable de la capitale normande ? « Nous le dévoilerons ce mercredi ». Histoire de faire languir encore un petit peu…

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